[2011] Les évènements en Tunisie et en Egypte ne sont comparables à rien d’autre

Dans un entretien téléphonique qui a duré 40 minutes, Noam Chomsky nous a livré ses analyses sur les révoltes populaires en Tunisie, en Égypte et dans d’autres pays et l’embarras des États-Unis, d’Israël et de l’Europe qui craignent de voir des régimes “amis” tomber et remplacés par des démocraties libres.
Nous avons également abordé avec lui plusieurs autres points : la situation en Algérie, le positionnement militaire américain dans la région du sahel, la nature de l’AQMI, etc.
Il a aussi été question dans l’entretien, des dernières révélations de wikileaks, de la politique d’Obama au Moyen-Orient, du cas iranien, de la politique israélienne, des attentats du 11 septembre,… Lire la suite

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27/11/2016 : chomsky-paris

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Ce site personnel et non officiel a pour but de mieux faire connaitre l’oeuvre de Noam Chomsky, linguiste, philosophe, activiste et penseur politique. Ce célèbre intellectuel américain, considéré par le New York Times comme étant « le plus important intellectuel de notre époque » ou par deux éminentes revues anglo-saxonnes « l’intellectuel contemporain le plus influent » parmi une centaine, reste très peu connu en France — quand il n’est pas étrangement diabolisé…

Sa réputation internationale est fondée principalement sur sa critique de la politique étrangère des États-Unis, ainsi que celle des médias et des intellectuels dominants. Mais Chomsky a aussi été, depuis le début des années 1990, l’un des principaux critiques du néo-libéralisme et de la « globalisation ». La pensée de Chomsky, qui n’est libérale ni marxiste, au sens habituel de ces termes, et qui ne rentre dans aucun des principaux cadres de la pensée européenne, porte également sur le pouvoir et le changement social, l’éducation, la rationalité et le postmodernisme, la nature humaine et la notion de justice. Chomsky se définit parfois comme étant un « enfant des Lumières », et il est sans doute l’héritier contemporain le plus radical de cette tradition.

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Noam Chomsky

« Un vrai système d’éducation donnerait des cours
d’autodéfense intellectuelle. »
[Noam Chomsky]

« Quand j’ai commencé à lire Chomsky, je me suis dit que son déploiement d’arguments, leur quantité, leur implacabilité, étaient un peu, comment dire, insensés. Un quart des arguments qu’il avait amassés auraient suffi à me convaincre. J’avais l’habitude de me demander pourquoi il devait travailler tant. Mais maintenant, je comprends que l’amplitude et l’intensité du travail de Chomsky sont un baromètre de l’amplitude, de l’étendue et de l’implacabilité de la machine de propagande à laquelle il fait face. »
[Arundhati Roy, The Hindu, 2003]


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[2010] En mémoire d’Howard Zinn (1922-2010)

L’historien & militant américain Howard Zinn (“Une histoire populaire des Etats-Unis”, éd. Agone) est mort le 27 janvier 2010. Son cœur l’a lâché après une réunion publique, alors qu’il se rendait à une manifestation. Il avait 87 ans et continuait de parcourir les Etats-Unis pour battre en brèche l’histoire officielle et donner une version du point de vue des oubliés habituels des livres d’histoire. Loin des Pères Fondateurs, Howard Zinn replace au cœur de l’histoire les mouvements populaires – les luttes des indiens, des esclaves, des femmes, des ouvriers et des noirs. Un an avant son décès, lors d el’investiture d’obama, il déclarait “Sans actes de désobéissance civile, Obama ne mènera pas de politique de gauche”…

Ainsi, ce sont deux intellectuels – voix reconnues de cette Amérique contestataire et rebelle – qui ont beaucoup en commun, à commencer par le souhait de mettre l’anonyme à sa juste place : au cœur de l’histoire. L’un vient de nous quitter, l’autre a tenu à le saluer dans un texte publié il y a peu. Un hommage bienvenu : qui mieux que Noam Chomsky pour évoquer Howard Zinn ? Lire la suite

[2010] La « pacification » du Président en Amérique Latine

Barack Obama est le quatrième président américain à gagner le prix Nobel de la Paix et il rejoint ses prédécesseurs dans cette longue tradition de “pacification” qui depuis toujours, a servi les intérêts états-uniens.

Les quatre présidents primés ont laissé leur empreinte sur “notre petite province lointaine, qui n’a jamais fait de mal à personne” comme le secrétaire à la Guerre, Henry L. Stimson, appelait les Amériques en 1945.

Face à la position du gouvernement Obama quant aux “élections” au Honduras de novembre dernier, il convient de rappeler quelques éléments historiques Lire la suite

[2009] L’héritage de 1989 dans les deux hémisphères

Novembre a vu l’anniversaire des grands évènements de 1989 : « l’année la plus importante dans l’histoire mondiale depuis 1945 », comme l’historien anglais Timothy Garton Ash l’a décrit. Cette année-là « tout a changé », écrit Garton Ash. En Russie, les réformes de Mikhail Gorbachov et sa « renonciation impressionnante à l’usage de la violence » ont mené à la chute du mur de Berlin le 9 novembre et à la libération de l’Europe de l’Est de la tyrannie Russe. Lire la suite

[2009] Le Moment unipolaire et l’ère Obama [Conférence]

Quant on se penche sur les affaires internationales, il est important de garder à l’esprit plusieurs principes considérablement répandus et utilisés. Le premier est la maxime de Thucydide : « Le fort fait ce qui est en son pouvoir et le faible recule au point qui lui est imposé par sa faiblesse ». Elle a un corollaire majeur : les États puissants s’appuient sur des spécialistes de l’apologie dont la tâche est de démontrer que les actions des forts sont nobles et justes et que si les faibles souffrent, c’est de leur faute. Dans l’occident contemporain, ces spécialistes sont appelés « intellectuels » et, à quelques exceptions près, ils remplissent leurs fonctions avec habilité et bonne conscience, quelle que soit l’incongruité de leurs déclarations. Cette pratique remonte aux origines de l’histoire écrite. Lire la suite

[2009] Les omissions éloquentes du discours d’Obama au Caire

Sur ce que projetait de dire Obama dans son discours du 4 juin au Caire, en Egypte, CNN titrait : « Obama cherche à atteindre l’âme du monde musulman ».

Peut-être cela résume-t-il bien son propos, mais plus significatif est le contenu qui se cache derrière les tournures rhétoriques, ou plus exactement, ce qui a été omis. Lire la suite

[2009] Parler de souveraineté colombienne est une plaisanterie

La visite de Noam Chomsky au Venezuela s’est produite à un moment historique, où de nombreux changements ont lieu en Amérique latine, des changements potentiels dans la relation des États-Unis avec les nations latino-américaines. Il existe actuellement d’importants conflits et tensions qui préoccupent beaucoup les latino-américains.
À ce contexte viennent s’ajouter la recrudescence des agressions au cours des derniers mois, le coup d’État au Honduras, l’intensification de la présence militaire en Colombie, avec l’occupation de plus de sept bases militaires, ainsi qu’un contrôle territorial au niveau militaire en Colombie, et enfin la réactivation de la quatrième flotte de l’armée qui a eu lieu l’an passé, mais qui est à présent utilisée dans ce contexte.

Le ton du discours avec le Venezuela s’est également durci : le pays est accusé de narcotrafic et de terrorisme. Par ailleurs, le budget militaire du Pentagone a été augmenté pour le Comamndo Sud dans cette région. Lire la suite

[2009] Obama et la question israélo-palestinienne

Tout le monde s’accorde à reconnaître en Barack Obama un homme à l’intelligence aiguisée, et un juriste chevronné particulièrement précis dans le choix de ses mots. On doit donc prendre Obama au sérieux — tant dans ce qu’il dit que dans ce qu’il passe sous silence. D’une signification particulière, sa première déclaration substantielle en matière d’affaires étrangères, le 22 janvier, au Département d’Etat : il intronisait alors George Mitchell, duquel il faisait son envoyé spécial au Moyen-Orient. Lire la suite